Tantôt,quelqu'un de cher à mon coeur,m'a dit que j'étais une grande fille.
À cela je lui répond:Non,je n'en suis pas une!
Marcan,tu es dans ta chambre et je vais t'appeler pour tes devoirs:tu penses à Noël qui approche à grand pas,à ta PS3 que tu auras,aux jeux que tu vas commander à tes oncles ,pas au père Noël!
Je ne suis pas une grande fille! Pour preuve:je vais revisiter Clovis et le vase de Soissons;un peu de conjugaison et la muliplication par un nombre à deux chiffres.
Je suis toujours la petite fille blonde aux grands yeux noisettes qui dévalait les rues pour faire les courses de ton arrière grand-mère au bourg de Chaulgnes:
-Bonjour monsieur Mariller
-Bonjour madame Carlini
-Bonjour,bonjour,bonjour...
Et au retour:
- Tu en a mis un temps! que faisais-tu donc?
C'est pas évident d'avoir 7 ans et d'être polie avec toutes ces petites vieilles qui vous embrassent comme du pain:
-elles piquent mémé !
On leur achètera un rasoir ! va voir tes scarabées et tu te laves les mains avant de passer à table!
Ah mes scarabées étincelants sous le soleil:les dorés contre les verts ;les couleuvres qui se chauffaient sur les pierres au détours des sentiers comme je serrais la main de mon grand-père! Les marrons qu'on ramassait avec mademoiselle Martin en automne.
Mademoiselle Martin ,institutrice à la retraite était une parisienne et possédait sa résidence secondaire à Chaulgnes,comme monsieur Pascal qui lui possédait la plus jolie villa.Tous les deux aimaient à passer du temps en ma compagnie.
Mademoiselle Martin m'apprit à compter ,puis à lire et à écrire.Je fus sa dernière élève.
Monsieur Pascal me parlait tout en me gavant de coca-cola et de sucreries:Il fut aussi le premier à me faire découvrir Paris.
je passais mes 6 premières années dans ce petit village que j'aimais tellement.
Maman me prenait pour la journée une fois par semaine ,mais j'étais impatiente de retourner à Chaulgnes .
-Pépé va ferrer un cheval cet après-midi ! Monsieur Pascal m'emmène faire du vélo et mademoiselle Martin me ramène un nouveau livre.Maman ! je veux rentrer!
Ce fut le déclic.
Ce qui fit que je ne fus pas inscrite à l'école primaire de chaulgnes ,mais à celle de Fourchambault.
Je découvris une maison que je ne connaissais que très peu et une chambre dans laquelle je n'avais passé qu'une nuit ou deux.
En revanche,ils avaient mis le paquet pour la décoration et des dizaines de nouveaux jouets dont de splendides poupées.Mais rien y faisait:je pleurait mon Chaulgnes bien- aimé.
Il faut dire que j'avais commencé la journée par vouvoyer ma grand-mère paternelle qui avait pleuré, elle aussi ! Je ne la connaissais pas après tout la "ié-ié"!
Je devais donc passer tout mes mercredis à givry commune de cours-les barres dans le Cher et le week-end arrivait pour retourner à Chaulgnes! J'avais gagné.
C'était auquel de mes grand-parents qui aurait ma préférence et fille unique pendant 8 ans:je fus pourrie gâtée!
Je sus très tôt comment jouer de l'adulte,comment m'en faire aimer et en récolter jusqu'à satiété et plus je grandirais,plus m'en servirais!
C'est ce que je t'ai inculqué marcan et tu t'en sorts déjà à merveille!
La suite pour demain :la grande fille va préparer le dîner!
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire